mardi 25 février 2014

10 - Soupe de Farrah Fawcett

Mon assiette de nouilles jaunes me rappelle sa chevelure aux reflets de beurre et dans mon verre d’eau mêlée de sirop de menthe je retrouve son regard trouble.

Lorsque je bave du jaune d’oeuf sur mon col, ses yeux légèrement globuleux m’apparaissent, s’imposant en mon esprit comme deux cocos azurés.

Plus concrètement, l’image de Farrah Fawcett se cache aussi dans ma soupe aux navets et légumes jardiniers quand, aux heures aériennes de ma vie de gastronome avisé, le haricot vert bien cuit se mêle avec délices à la frêle tomate des derniers jours d’août.

Les trésors de mon potager sarthois me font songer à sa beauté germinale.

Tandis que la citrouille dorée me fixe avec placidité depuis le sol, je plaque sur sa face acide le sourire horticole de la vénusiaque conception.

Le visage séraphique qu’entouraient les mèches solaires de cette trépassée, je le perçois encore dans la suavité de mon gâteau melliflu.

Mais depuis que le ver rongea sa chair morte et que la terre nécrophage anéantit ses restes, elle renaît dix, cent fois en prenant d’autres apparences terrestre : à travers la fraiche chlorophylle et la vive fibre végétale qui verdissent les cimetières.

Car, comme tous les êtres dévorés par la tombe, sa présence sur Terre se dilue ou se concentre, se ramifie sous les aspects lyriques d’herbes folles et de fleurs sauvages.

Mais aussi, potentiellement, sous formes utiles de feuilles de laitues et de chair de patates dans les mets que je savoure lentement avec des rêveries étranges en tête, les soirs de longues dégustations pensives...

Et c’est là que mon humble potage du soir prend un sens singulièrement fawcettien.

A travers ce bouillon d’éléments recyclés par la bienfaisante nature, très indirectement mais très réellement j’avale de la lumière, m’alimente de symboles, me gave de beauté.

mardi 4 février 2014

9 - Quelques vues éparses

Raphaël Zacharie de IZARRA vous avez une prédilection affirmée pour les chanteuses mortes, les vénustés décédées, les exquises trépassées... La Camarde aurait-elle à vos yeux des charmes inavouables pour éprouver à son égard de si morbides transports ?

Détrompez-vous. Il se trouve que ma sensibilité izarrienne (qu’un vif souci esthétique motive et enflamme) est verticalement dirigée vers des sujets qui ne sont plus de monde, c’est un pur hasard. Mais je vois où vous voulez en venir. Vous faites allusion, je suppose, à feue madame Fawcett ?

Cette dinde hollywoodienne vous fascine prodigieusement, vous ne pouvez le nier Raphaël Zacharie de IZARRA. Pourrait-on en savoir un peu plus sur cette singularité de votre personnalité ?

Cette morte mondaine me captive, monopolise tous mes feux, en effet. Simple faiblesse d’esthète ou fulgurance mystico-amoureuse, qui saura ? Toutefois tout n’est pas perdu pour découvrir la vérité : l’explication à ce mystère se trouve sur la face cachée de la Lune. Si mes lecteurs souhaitent satisfaire leur légitime curiosité à propos de ma fascination pour la beauté de Farrah Fawcett, il leur suffit d’aller voir sur place, à 400 000 kilomètres de là.

=======

Obsédé par la Camarde, horrifié par la beauté qui devient pourriture, Farrah Fawcett est son plus doux cauchemar. Il s'extasie en s'enivrant de bière sur sa lumière révolue, médite en bavant d'épouvante sur son sourire devenu ordure.

En passant de la gloire vénusiaque à l'horreur du tombeau, de la caresse de Râ au cloaque de la sépulture, du baiser des hommes à la morsure du ver, Farrah Fawcett a su, de toute évidence, percer la carapace étincelante de notre héros décidément aussi détestable qu'attachant...

Seul le sort des papillons le touche : il faut qu'un ange trépasse pour qu'il frémisse.

La destiné des éternelles chenilles le laisse insensible.

8 - IZARRA en profondeur

Je réponds à quelques questions posées par une journaliste faisant visiblement une fixation sur mes orientations fawcetiennes...

1 - Raphaël Zacharie de IZARRA, on peut tous constater que votre plume tourne assez souvent autour de feue Farrah Fawcett, une espèce de demi-mondaine hollywoodienne insignifiante quant au talent mais dont l’éclat révolu semble vous fasciner au-delà du raisonnable. Avez-vous pensé a écrire un texte uniquement en vous inspirant de la beauté de Farrah Fawcett sans y mentionner son nom, (une lettre poétique adressée aux étoiles, par exemple) ?

La beauté de Farrah Fawcett est issue de la même source universelle qui humecte le Cosmos, arrose les esprits, inonde les âmes. Quand je parle de limaces baveuses, de vieilles oranges juteuses ou de clochards qui postillonnent, je parle de la même chose. Les crachats du mollusque glissant sur l’excrément ou sur la feuille de salade, le fruit pourri qui pisse sa lumière  fermentée ou le mendiant qui éclabousse ses interlocuteurs sont des formes, communes ou extrêmes, de la Beauté. Jusqu’à l’humour qui lui aussi est un aspect de l’éclat divin. Parler du magnétisme de Farrah Fawcett, de l’intérieur gluant des vers de terre ou des océans bleus des mers du Sud, c’est évoquer le miracle suprême que constitue la vie, sous tels ou tels angles, lesquels sont tous glorieux.

2 - Lorsque vous avez été ébloui par la beauté fawcetienne, n’avez-vous jamais pris cet éclair intime comme le point de départ d'un cheminement aboutissant à quelque sommet suprême ? Idée ou personne ?

Assurément. Mais ceci à  l’insu de ma raison, de manière obscure, subtile et onirique. Je fus la graine enfouie percevant la lumière solaire. Tout était en moi, en germe. Et tout allait fleurir sous la caresse nourricière de l’astre. Je naissais et j’avais l’infini à découvrir. La beauté est le point de départ d’un cheminement sans borne.

3 - Etant donné que vous avez exprimé ce culte izarrien pour l’astre texan juste après son extinction, on pourrait croire qu’en esthète véritable vous respectez la Beauté au point de la tenir a distance, voire de la rétablir sur son trône originel : dans le Ciel. Vous parlez dans vos écrits d'un "hymen dans le formol" qui correspondrait a votre idée de l'Amour. Pourriez-vous nous éclairer  sur cette affaire, maitre ?

Morte, la plante devient un marbre. Cela dit cette femme avait des aspects forts béotiens, il faut le reconnaître, une fois sa gloire passée. Cette fleur qui fut magnifique durant sa jeunesse, hérita en vieillissant des détestables stigmates de la plèbe. Vénus est descendue sur Terre, malheureusement ce fut en Amérique du Nord, d’où sa corruption accélérée. Qu’importe ! De ce chardon précoce je ne retiens que la rose. Mon appréhension du beau, à ce niveau d’élévation, devient quasi mystique Les étoiles sont intouchables, en effet. Hors de portée du jugement humain. Farrah Fawcett porta en elle un olympien éclat. Même s’il fut éphémère, il a marqué l’éternité de son indélébile empreinte. Je ne peux approcher de cette statue de chair qu’avec un front clair, un regard pur, des mains dévotieuses. Quant à cette histoire de formol, c’est une autre manière de voir la chose, sur le mode humoristique...

4 - Comment voulez-vous que vos lecteurs perçoivent cette étrange attirance vôtre pour Farrah Fawcett ? Comme un mystère ou comme le témoignage inattendu de votre caractère de poète ?

Il n’y a rien d‘étrange dans ce phénomène esthétique extrême, au contraire. Rien de plus naturel que ce choc cosmique né de la rencontre entre le Soleil et la Lune. Ici les grands principes de la Création s’ordonnent. Ce qui aurait été étrange, c’est que les grandes causes se repoussent au lieu de danser ensemble... Quand la lyre croise le papillon, que voulez-vous qu’il naisse d’autre qu’un chant dédié à l’absolu ?

Que comprenez-vous, cher Maitre de la plume par phénomène esthétique extrême” ? Une réalité totale ? Supérieure ? Outrancière ? Dangereuse ?

Je veux parler de l’alchimie des grandes choses : la beauté fawwcetienne rencontrant l’esprit izarrien.

5 - Cette série d'interviews représente-t-elle pour vous un privilège de sonder l’arcane fawcettienne, ou permet-elle plutôt de faire naitre d'autres questions ?

C’est vous qui me posez ces questions, j’accepte d’y répondre car j’ai une cause à vendre. Et cette cause, c’est l’éclat du Ciel.

6 - Avez-vous des échos de la part de votre lectorat ? Comment perçoivent ceux qui vous admirent ou vous détestent cette obsession pour la belle blonde ?

Oui je reçois des manifestations d’incompréhension. Mes laudateurs estiment inadéquats ces feux izarriens à l’endroit de celle qu’ils prennent pour une moindre chose esthétique, mes détracteurs raillent avec férocité ce qu’ils décrètent comme une forme aiguë de déchéance izarrienne. A ces incrédules je réponds que la Lune est aussi durable que son étoile qui l’éclaire. Les mouvements célestes s’opèrent hors de portée humaine. Dans le silence des hauteurs zénithales, les ballets sidéraux ne s’offrent qu’aux regards perçants.

7 - Comment voulez-vous tirer votre lectorat vers les hauteurs a travers ce mythe fawcettien ?

A travers ce trésor divin qu’est la Beauté, je souhaite tout simplement témoigner que l’essentiel est au-dessus de nos têtes et ainsi donner l’exemple de l’ascension intérieure. Je veux contribuer à l’éveil des consciences, à l’élévation des âmes. Donner aux matérialistes l’envie de l’azur spirituel, communiquer aux bipèdes rampants le goût des sommets, autrement dit donner des ailes à tous les zèbres de la Terre.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x205ryk_izarra-en-profondeur-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

https://www.youtube.com/watch?v=MeFLFUBJfiE

7 - Douze questions sur Farrah Fawcett

Je réponds avec modestie et sincérité aux questions d’une journaliste intriguée par mes obsessions fawcettiennes...

1 - Raphaël Zacharie de Izarra, la Poésie est présente partout dans votre vie et création littéraire. Comment intégrez-vous la beauté de Farrah Fawcett dans ce contexte ?

La beauté lorsqu’elle atteint un certain degré d’élévation devient pur azur, un principe strictement aérien. La hauteur esthétique, c’est aussi la cime poétique voyez-vous. Le vertige de l’harmonie extrême rejoint les sommets de l’ivresse olympienne. C’est aussi simple et vrai que cela. La beauté inégalée de Farrah Fawcett a par conséquent la première place dans le vaste mais hyper sélectif panthéon izarrien.

2 - Vous parlez dans vos textes de la "beauté chaste" de Farrah Fawcett. D’où vous vient cette idée de chasteté associée au visage de celle qui fut surtout considérée comme un sexe-symbole hollywoodien ?

Mon regard n’est ici évidemment pas celui d’un profane. C’est le point de vue élitiste et la sensibilité aiguë d’un grand initié. Pour moi Farrah Fawcett n’a jamais été un sexe-symbole. Plutôt une dinde hollywoodienne farcie de stéréotypes. Mais sous ses artifices criards de boulevardière emperruquée à la mode yankee, c’est la Eve cosmique qui parut. A partir de là, il n’est plus question de parler de sexe mais de sublime, de féminilité désincarnée. Ou de haute désincarnation sexuelle, de pulvérisation féminine, d’atomisation séraphique de la chair mortelle.

3 - Certaines voix vous accusent d'avoir utilisé l'image d'une "Barbie hollywoodienne" médiocre et artificielle pour en meubler stérilement le net. Ces mêmes voix vous soupçonnent également d’entretenir des feux malsains à son égard depuis qu’elle est décédée. Que pouvez vous leur répondre ? Seriez-vous superficiel dans vos choix esthétiques ou éprouveriez-vous une fascination morbide à l’endroit de sa défunte personne ?

On pourrait en effet interpréter mon comportement obsessionnel comme une sorte de fascination morbide -somme toute assez banale- pour la beauté terrestre devenue pourriture. Mais en fait c’est beaucoup plus complexe que cela. La mort pour les esprits supérieurs de mon espèce c’est aussi la “mise en lumière” de la vie terrestre, si je puis dire. Si fascination il y a, et il y a fascination je ne peux le nier, ce n’est pas surtout dans le sens de la fleur qui devient fumier -la mort physique donc- mais dans le sens du fumier producteur de “vapeurs spirituelles”. Après la destruction physique du corps, place à l’éther ! Les gaz de la mort, c’est aussi l’image de l’esprit s’échappant du tombeau. La beauté fawcettienne, devenue ossements, n’a plus lieu d’être. Ne reste que l’essentiel, impalpable. La beauté sans plus de support visible. Vous savez c’est comme un château de sable après le déluge : les grains sont éparpillés, il ne demeure que le souvenir du fragile édifice englouti par l’océan, une fumée mnésique qui concrètement ne représente même plus une ombre et qui pourtant constitue le socle de la pensée future de l’enfant portant encore dans son coeur cette si éphémère conception idéalisée... Je ne cesse de répéter ce que disait avant moi Saint-Exupéry : “l’essentiel est invisible pour les yeux”. J’en reviens toujours là.

4 - De quelle manière associez-vous Farrah Fawcett à la lumière ? Quel a été le mécanisme subtil qui vous a poussé à cette adoration ?

Il serait certes facile d’évoquer l’éclat de sa toilette sophistiquée. Cependant le rehaussement de sa beauté naturelle par le fard superficiel va dans le même sens ascendant : tout chez elle participe au triomphe du beau. Après tout que ce soit par voie ordinaire ou sacrée, l’important n’est-il pas que les regards s’élèvent ? Sous la flamboyante chevelure d’or et de lumière, la cervelle fut moins brillante toutefois. Ce qui prouve que le salut, du moins chez la femelle créature, passe prioritairement par la beauté, non par la pénétration intellectuelle et qu’en cela la beauté est une cause supérieure.

5 - On sait que cette fascination pour Farrah Fawcett remonte à votre enfance. Pouvez-vous dévoiler, pour vos lecteurs, d’autres sources d’éblouissement ayant pris racine dans le paradis de l'enfance ?

Je n'en vois pas d'autres. Ou alors je les ai oubliées.

6 - Vous avez  donc été fasciné par la beauté de Farrah Fawcett dans votre enfance, mais vous n’avez commencé a en parler qu’après sa mort. Pourquoi cette obsession esthétique ne s'est-elle pas déclarée plus tôt que ça, lorsqu'elle était encore vivante ?

La mort justifie bien des attitudes étranges, paradoxales ou baroques savez-vous...

7 - Comment cet obsédant amour de la Beauté a-t-il marqué votre création littéraire ?

Aussi simplement - et impénétrablement - que l'authentique esthète est toujours inspiré par ce qui le touche au plus profond de lui.

8 - Que répondez-vous à ceux qui ne voient en Farrah Fawcett que le rouage central d’un système mercantile bien huilé -cynique et manipulateur- tournant à plein régime, l’image d’une divinité de pacotille propulsée au firmament des séries B par une vulgaire publicité pour de la pâte dentifrice, le symbole même d’une beauté frelatée conçue pour une implacable exploitation commerciale ?

Je leur réponds que la beauté est irréductible et que le reste n'est que pollution, perversions ou trivialités. Certes la beauté de Farrah Fawcett a été exploitée jusqu'au dernier dollar mais peu importe. Est-ce que le soleil se soucie que des financiers fixent aussi arbitrairement que follement le prix de ses rayons ? Il brille, c'est tout.

9 - Vous n'avez encore écrit aucun texte onirique sur Farrah Fawcett, n’avez-vous jamais songé a cette possibilité ?

La beauté de Farrah Fawcett est en soi un voyage intérieur.

10 - En parlant d’onirisme, n’avez-vous jamais rêvé de Farrah Fawcett ?

Si j'en ai rêvé je n'en ai pas le moindre souvenir.  Cela dit, le fait serait parfaitement anecdotique. Votre question est d'une totale insignifiance, permettez-moi de vous le signifier et même de douter de votre talent de journaliste... Ou alors c'est parce que vous êtes une femme que vous me posez une question aussi inepte.

11 - Maître, on sait que la cinématographie hollywoodienne vous insupporte particulièrement. Avez-vous vu une oeuvre issue de la filmographie de cette actrice ? Si oui, laquelle ?

Oui, j'ai d'ailleurs oublié le titre de l'unique film hollywoodien dans lequel j'ai pu voir jouer ce mince volatile. C'était une production  filmique insipide. La comédienne fut médiocre dans ce rôle tardif et sa beauté déjà déclinante.

12 - Seriez-vous d'accord, Raphaël Zacharie de Izarra, pour que l’on continue cette interview avec une autre série de questions sur Farrah Fawcett et votre activité littéraire, un autre jour ?

Avec grand plaisir, à condition que vos prochaines questions soient plus intelligentes que vous. Quand on n'a pas hérité de la beauté fawcetienne madame, on se rattrape sur l'esprit.

6 - L'interview profonde

Interview de Raphaël Zacharie de IZARRA par Noëlle Simono du journal “Le Monde” (édition du mercredi 12 octobre 2011)

Raphaël Zacharie de IZARRA, allez-vous enfin éclaircir le mystère embaumant votre personnage si fameux ? Les journalistes se perdent en conjectures à votre sujet. Vous répondez scrupuleusement à chacune de leurs questions et pourtant nul ne parvient à vous cerner tant vos réponses prêtent à maintes interprétations, toutes contradictoires... Personne n’arrive à vous situer exactement. A droite ? A gauche ? Sur la Lune ? Ici ? Là-bas ? Nulle part ? Quand allez-vous cesser de nous faire tourner autour de votre nombril, de votre particule, de votre Farrah Fawcett, de vos chères “vérités féroces” comme vous dites vous-même sur votre excellent blog IZARRALUNE ?

Je suis très clair pourtant avec les reporters. Ce n’est pas de ma faute si ce siècle est aux demi-vérités, aux molles paroles, aux tièdes mythes. Voilà, je suis le défenseur de la veuve et de l’orphelin, même si personnellement je n’ai pas de particulière sympathie ou indulgence envers les indigents et les pupilles. Je suis également le défenseur des belles gens fortunés contre leurs ignobles bourreaux -je veux parler des pauvres ou prétendus tels- car fort souvent la veuve et l’orphelin se muent en loups. L’iniquité, la bassesse, l’injustice peuvent aussi habiter chez la veuve et l’orphelin (de génération en génération comme un système atavique ou bien  passagèrement) et je ne vois pas en quoi la veuve et l’orphelin seraient moins condamnables que les porteurs de gants blancs.

Politiquement cela me place autant à droite qu'à gauche, hors des extrêmes. Mais la politique ne m’intéresse guère. L’image publique que je renvoie à mes lecteurs ne me préoccupe pas. Mais s’il fallait me situer sur ce plan alors je dirai que je suis autant de droite et de gauche car je prends ce que j’estime être le meilleur dans chaque parti et laisse de côté ce qui me semble plus indigne. En général ce qui représente le meilleur dans chaque parti, ce sont les valeurs partagées par les uns et les autres. Pas toujours mais presque. C’est aussi simple que cela pour ne pas dire simpliste, et cela a peu d’intérêt du reste.

Je ne comprends pas que l’on puisse à ce point être curieux à propos à mes postions politiques. Ma plume est beaucoup plus passionnante à étudier que mes opinions de citoyen, savez-vous.

Il est certain Raphaël Zacharie de IZARRA que votre art littéraire est admirable. C’est même la raison essentielle de votre omniprésence sur la planète LITTÉRATURE. Alors parlons lettres : vous régnez incontestablement sur le web des lettrés mais vous êtes également très controversé. Les uns contestent la légitimité de votre statut de “souverain de l’écrit”, d’autres crient à la supercherie, persuadés d’avoir affaire à un comédien et non à un être sincère...

Ma particule parle pour moi. Je n‘ai rien à ajouter, rien à gagner, rien à perdre et n'ai pas à tenter de prouver quoi que ce soit à ce sujet. Ma particule est la plus éloquente des défenses, point.

Votre particule toujours et encore... Etes-vous sérieux Raphaël Zacharie de IZARRA ? (Sans se démonter –et là je le soupçonne d’avoir prévu son coup- il me sort comme par magie sa carte d’identité avec son nom, son prénom, sa particule...)

Cela vous suffit-il ?

Ce n’est pas ce genre de “preuve” que j’attendais Raphaël Zacharie de IZARRA...

Peut-être mais c’est celle que je vous présente, vous vous en contenterez.

Où puisez-vous votre intarissable inspiration ? Dans les livres, au cinéma, dans la rue ?

Soyons clairs, définitivement : je suis réellement inculte, ou quasiment. Je ne m’abreuve nullement de livres, je n’ai pas un goût prononcé pour la lecture en règle générale. Je ne cesse de le marteler ailleurs dans la presse : la littérature des autres ne m’intéresse pas. Ou si peu. De ma vie je n’ai presque rien lu. Des classiques j’ignore tout, à quelques rares exceptions près. Je ne m’intéresse pas à la littérature. Enfin pour être précis, à celle des autres. La littérature pour moi c’est comme les rêves : seuls les miens sont dignes d’être racontés. Ceux des autres sont sans le moindre intérêt. C’est ainsi que je fonctionne. Je passe beaucoup plus de temps à écrire qu’à lire.

Fondamentalement je suis un auteur, non un lecteur. Même si cela peut paraître incohérent voire prétentieux dans la mesure où l’on prétend que pour écrire il faut d’abord avoir beaucoup lu... Ce n’est pas vrai en ce qui me concerne. C’est ainsi, j’écris sans avoir lu. Certains trouveront peut-être cela mystérieux, pas moi. Entre écrire et lire, il n’y a aucune complémentarité à mes yeux, la première activité étant possible sans la seconde. Disons que la voiture incarne le lecteur et la route l’auteur, hé bien nul besoin d’avoir un permis de conduire pour se construire sa propre route. On peut fort bien créer une voie sans jamais prendre le volant de sa vie puisque le processus créatif de l’écriture n’a, du moins pour moi, aucun lien avec la démarche nettement plus passive que constitue la lecture. La différence entre la plume et le livre est aussi grande qu’entre la route et l’automobile.

La littérature n’est pas spécifiquement le fruit de ces deux activités mais le “simple” fait de se hisser au sommet du verbe, de la pensée, de la spiritualité, de la poésie, de l’art et de l’imaginaire avec les seules ailes de l’alphabet, et peu importent les conditions de cette ascension : avec ou sans lecture.
L’essentiel est d’atteindre le but.

Pour moi, c’est donc sans l’expérience de la conduite.
Aussi cheminé-je dans l’univers des mots sans permis de conduire, c’est à dire sans aucun bagage livresque, traçant ma propre route (que d’autres empruntent). Mes pieds suffisent pour avancer. Evidemment cette créativité spontanée n’est pas à la portée de tous.

Bien sûr n’importe qui est capable d’écrire sans avoir lu et même en ayant lu : on peut trouver à la tonne des exemples de littérature dupontesque chez la “Pensée Universelle”. Tout dépend de la définition que l’on donne au terme “littérature”...

Disons que j’ai les moyens de me passer des modèles. Moyens surnaturels si l’on peut dire. D’un point de vue extérieur car pour moi la chose va de soi.

On peut faire de la très mauvaise soupe avec de riches et abondants légumes et un potage excellent avec de l’eau, des cailloux et de la magie dans les doigts.

Et quels sont ces moyens qui vous démarquent si glorieusement des autres auteurs Raphaël Zacharie de IZARRA ?

C’est à la fois tout bête et inexprimable : je dors avec les muses

Ca nous le savions déjà. Mais encore ?

Hé bien lorsque je me réveille, voyez-vous, mon âme est légère, mon coeur vif, ma tête pleine d’étoiles, de lueurs nouvelles, de visions fulgurantes et de monstres magnifiques : l’alchimie littéraire s’est opérée au cours des songes.
L’oeuvre des muses.

Vos muses, ne seraient-ce pas ces illustres mortes qui semblent hanter vos pensées d’étrange esthète, dites-moi Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Absolument pas. Quand j’évoque les muses, je parle réellement des muses communes aux gens de lettres, celles de la mythologie grecque. Je suis au premier degré ici.

Vous vous moquez encore du monde Raphaël Zacharie de IZARRA... D’où vous vient cette manie insupportable de toujours tout vouloir tourner en dérision, vous y compris ?

Non non non, je vous parle le plus sérieusement du monde. Je commerce réellement avec les muses de l’antiquité grecque. Ne me demandez pas de vous expliquer la chose, c’est ainsi. C’est un mystère. Ou un miracle comme vous voudrez. Vous savez la vie est faite de toute façon d’une succession de miracles. Et il n’y a pas de petit ou de grand prodige dans la Création : l’aile de la mouche, une poussière, une poire sont aussi extraordinaires qu’un astre, qu’une galaxie, qu’une casserole. Tous sont des amas d’atomes divinement organisés. Ou génialement façonnés par l’homme, je parle de la casserole. D’ailleurs si vous m’aviez interviewé en Grèce il y a deux mille ans vous n’auriez pas mis en doute mes dires et tout cela vous semblerait parfaitement banal n’est-ce pas ?

En effet. Dois-je pour autant croire que c’est là votre réponse définitive et que vos lecteurs devront s’en satisfaire ?

Certes.

Vos détracteurs repoussent sans nuance tout ce qui émane de vous mais les femmes vous font des avances, quel effet cela vous fait-il Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Cela me fait un plein effet.

Et si je vous lançais un défi ?

Lequel ?

Voilà, ayant préparé cette interview depuis plusieurs jours j’avais d’autres questions pertinentes en réserve. Mais puisque visiblement vous semblez prendre tout cela à la légère, j’ai décidé d’adopter cette même désinvolture avec laquelle vous me traitez : ce sera ma dernière intervention si vous continuez à me répondre en vous moquant de moi et de votre lectorat. Donc, et c’est ma question, allez-vous oui ou non donner une allure plus scrupuleuse à cette interview monsieur Izarra ?

C’est bien le drame de ces interviews... On m’interroge, je réponds et nul ne m’écoute. Je dis des choses que je crois graves, vraies et belles et on préfère en rire. Ce n’est pas moi qui me moque du monde madame, c’est le monde qui se moque de Raphaël Zacharie de IZARRA.

5 - Les fruits étranges de l'Amérique

Vulgaire, superficielle, maigre -pour ne pas dire osseuse- moyennement intelligente et même parfois assez sotte, pas méchante, ayant des aspirations banales, jouant toute sa vie dans des films ineptes, mais belle quand même, belle il faut le reconnaître, jusqu'à la fascination -du moins durant sa jeunesse-, Farrah Fawcett est décidément, définitivement, durablement morte.

Casée, enterrée, désagrégée sous la tombe.

Son cas est réglé.

Je ne devrais plus parler de sa beauté révolue, à présent que la putréfaction a fait son oeuvre... 

Affaire classée donc.

Sauf que pour un esthète du vieux monde, même de province, la beauté, ou plutôt cette beauté-là, est obsédante. Nécessairement. Même lorsque le temps a passé l'éponge rêche et criarde sur son angélique face.

Devenue laide et insupportablement écervelée en vieillissant -et en enlaidissant tout à la fois-, elle s'est considérablement allégée en mourant. Dépouillée de ses rides et de sa bêtise mondaine, cet astre éteint ne fait plus parler de sa surface. Son corps gît dans la terre aseptisée recouvrant les fantômes insipides de Hollywood. Ne restent potentiellement visibles à nos yeux que ses os, durs et bien réels.

Blonde radieuse à la dentition éclatante mais aujourd'hui inhumée pour toujours, beauté magnétique changée en grimace molle avec l'âge, le papillon hypnotisant s'est finalement transformé en vieille guenon grimée, perruquée, dégradée, rapetissée.

En voulant prolonger les gloires de sa jeunesse jusque dans les flétrissures de la soixantaine, cette femme n'en fut que plus grotesque.

Magiquement belle au départ mais fatalement handicapée par sa culture, son plus grand tort fut d'être américaine.

4 - Izarra-Farrah Fawcett : l'interview-vérité

Il était temps que la presse se penche sur le phénomène : Raphaël Zacharie de IZARRA l'étoile montante du WEB littéraire commence à intriguer pas mal de monde avec ses obsessions fawcettiennes... Notre rédaction a dépêché sa plus jolie reporter au Mans (on connaît trop les exigences esthétiques du maître quant aux modalités des interviews pour se permettre le risque d'essuyer un refus !) afin d'en savoir un peu plus sur la lubie du Hugo sarthois.

Journaliste : Marie-Jeanne de la Briande, pour "Le Point".

Raphaël Zacharie de IZARRA, depuis quelques temps la blogosphère francophone avait remarqué les récurrentes allusions -directes ou indirectes- à Farrah Fawcett à travers vos textes. Pas seulement dans les pays de langue française d'ailleurs mais aussi dans le reste du monde puisque parallèlement à vos écrits vous publiez des vidéos sur Farrah Fawcett (non par dizaines, non par centaines mais par dizaines de milliers), toujours les mêmes, sur YOUTUBE. Ce qui a nécessairement une incidence internationale sur votre renommée vu le nombre de vidéos diffusées et leur... disons étrangeté. Il y a même des internautes qui vous reprochent de monopoliser l'espace public de la toile avec vos productions filmiques omniprésentes.

- Déjà je vous arrête tout de suite : mes vidéos ne sont pas toutes les mêmes contrairement à ce que vous prétendez. En effet, il y a de légères différences de teintes et d'intensités de lumière entre chaque vidéo publiée sur chaque compte. Cela est d'autant plus vrai que sur le plan technique YOUTUBE n'accepte pas de doublons.

Révélerez-vous à nos lecteurs l'origine de votre curieuse fixation sur Farrah Fawcett au point de répandre des milliers de vidéos à son sujet sur tous les lieux d'hébergements et réseaux INTERNET à votre disposition ? Vous ne seriez pas un petit peu amoureux de la belle Farrah par hasard ?

- Il est naturel que les gens soient intrigués par ce comportement typiquement izarrien. Mais que voulez-vous ? J'aime la beauté, la vraie. Je suis profondément épris de la Beauté et ne peux m'empêcher de verser de la lumière sur le monde entier.

Raphaël Zacharie de IZARRA, vous n'exagérez pas un peu ?

- Ecoutez, si les anti-IZARRA invétérés ne souffrent pas de voir Farrah Fawcett en peinture, libre à eux d'ignorer mes vidéos. C'est aussi simple que ça. Qu'ils se rassurent toutefois : Farrah Fawcett étant morte depuis un an et demi, ils ne risqueront pas de la croiser de sitôt ! Du moins pas en ce monde. Ce qui expliquerait peut-être le comportement izarrien... Un début de réponse en tout cas pour tous ceux qui s'interrogent.

Avez-vous peur de la mort Raphaël Zacharie de IZARRA ?

- Je n'ai pas peur de la mort. Ou plutôt... Je n'ai plus peur de la mort. Ou pour être encore plus exact, plus honnête... J'ai MOINS peur de la mort qu'avant car j'ai appris à l'apprivoiser. Attention, je n'ai pas dit que je l'avais déjà effectivement apprivoisée : j'en suis à l'étape d'apprentissage de son approche.

Parlez-nous de l'évolution de vos sentiments à l'égard de dame Camarde.

- Vous croyez vraiment que ça intéresse les gens de connaître mon rapport à la mort et ma façon introspective de l'aborder ? Je ne pense pas être utile aux autres en ce domaine. Au contraire, je crois plutôt que c'est à chacun de trouver en soi les réponses à ses angoisses intimes. Chacun avance -ou recule- à son rythme. Moi je progresse avec mes pas et je ne crois pas que sur le chemin suprême nous chaussions tous la même taille, voyez-vous. La mort est une amie silencieuse d'une incroyable présence, une compagne âpre et belle à la dentition certes ambiguë mais éclatante -le sourire carnassier de Farrah Fawcett n'est pas loin-, bref cette ricaneuse à la face décharnée est une invitation à la Découverte, patiemment assise au bord de l'infini.

N'avez-vous donc aucun crime à vous reprocher pour affronter le problème avec un regard aussi serein Raphaël Zacharie de IZARRA ?

- Jusqu'a maintenant j'ai vécu sans haine et ai toujours pris les choses fatales de la vie plutôt avec gratitude, ne pouvant pas les éviter. Je n'ai pas non plus de remords ni de victime à me reprocher et ne traîne nul fardeau qui pourrait freiner quelque ascension. J'ai la naïveté de croire que mes quelques crimes terrestres ne sont pas bien lourds, madame. Peut-être quelques incartades charnelles. Mais guère plus.

La chair est faible Raphaël Zacharie de IZARRA, qui oserait vous jeter la pierre pour de telles peccadilles ? Dans ce contexte on comprend mieux votre fascination pour Farrah Fawcett.

- Détrompez-vous, à mes yeux Farrah Fawcett est tout l'opposé de la créature sensuelle. Et puis comme bien des blondes un peu malingres, voire osseuses, elle ne m'inspire pas la moindre ivresse hyménéale. Je n'ai strictement aucune attirance physique pour cette femme qui parfois adopta même des toilettes fort vulgaires au cours de son existence mondaine. Cette femme étant américaine, elle dut par conséquent en souffrir les odieux stigmates. Ce détail culturel mis à part, la beauté savez-vous, la vraie beauté je veux dire, transcende absolument tout émoi profane. La Beauté ne me fait pas tourner en rond autour de mes instincts, au contraire elle m'éclaire, m'élève, me donne des ailes, me fait sortir de moi-même. La beauté magnétique de Farrah Fawcett est telle qu'elle fait oublier sa condition sexuelle, pas très intéressante en tant que blonde maigre, par ailleurs. Je ne vois pas une femme tentatrice sur son visage mais le Cosmos. Ou plutôt je vois le visage de l'infini car la Beauté c'est la porte vers l'infini. L'infini, comme la mort. Vous savez, la Camarde à la dentition parfaite sagement assise au bord du Tout...

Vous parliez d'incartades charnelles Raphaël Zacharie de IZARRA. Et du côté de la Roumanie ?

- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

Passons. Je croyais pourtant que c'était une interview-vérité... Revenons à Farrah Fawcett : que pense votre compagne Isabelle de sa défunte rivale ?

- Allez lui demander. Mais je peux déjà vous dire qu'elle déteste les interviews. Ma compagne est timide, discrète. Elle préfère adopter un prudent silence plutôt que de s'exposer au très risqué tapage médiatique. Et puis, écrasée qu'elle est par l'envergure de ma personne, je crois qu'elle mesure trop sa chance de vivre avec moi pour oser blâmer mes choix. Attirances féminines, obsessions esthétiques, préférences virginales : tout lui va pourvu que ce soit le prix à payer pour mon bonheur.

Préférences virginales ?

- Oui, je parle de Farrah Fawcett. Son image de virginité purement angélique est très proche du dépouillement extrême de la Mort vêtue de ses seuls os : quand la mort sourit, elle montre tout puisqu'elle est nue. Et quand elle vous fait la dent douce, décharnée comme elle est, croyez bien que c'est pour toujours ! Pas de compromis avec elle. Un petit effort à présent : entre l'infini et l'enfance, le lien n'est pas très difficile à établir, du moins à travers la sensibilité izarrienne. A votre avis la plus brève distance entre ce monde et sa partie mystérieuse est-elle entre le vieillard et la mort qui le guette ou entre l'être puéril et les quelques années le séparant de sa naissance ? Moi je crois que le bambin est plus proche de l'invisible que ne l'est le moribond. Donc pour faire simple, le sourire de Farrah Fawcett c'est un squelette face aux étoiles qui tourne le dos à un agonisant et qui par devant reçoit les cailloux malicieux d'un enfant plein de joie. A moins que tout ce que je dis ne soit qu'artifice verveux destiné à épaissir le mystère IZARRA... Ce qui est un moyen comme un autre de servir ma cause. A vous de voir.

Raphaël Zacharie de IZARRA, nos lecteurs pensaient que vous méprisiez le temps de l'enfance à cause de son caractère restrictif, de ses infirmités propres et vues que vous qualifiez de basses et régressives, ils étaient également persuadés que vous n'usiez jamais de stratagèmes suspects afin de parvenir à vos fins...

- Je suis contradictoire. Est-ce donc interdit ? La vraie liberté n'est pas dans la rigidité ou la cohérence, elle est aussi et surtout dans le paradoxe. Et le paradoxe izarrien est, en lui-même, une formidable leçon d'authentique liberté !

Et du côté de la Roumanie ?

- Encore une fois madame je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Merci de ne plus me poser la question.

Allez-vous continuer à inonder la toile de vos folies izarriennes ?

- Ce ne sont pas des folies izarriennes mais des vérités universelles. Pour vous répondre, en effet je songe sérieusement à multiplier mes comptes YOUTUBE (j'en ai déjà créé plus de 80) afin d'y publier des dizaines de milliers d'autres vidéos dédiées à la Beauté. J'espère dépasser les 100 000 unités.

Raphaël Zacharie de IZARRA n'est-ce pas un peu vain ces dizaines de milliers de vidéos publiées sur YOUTUBE dont la plupart n'a pas encore été visitée et ne le sera jamais, étant donné que vos vidéos sur Farrah Fawcett se ressemblent toutes dans les grandes lignes ?

- Mon problème n'est pas d'être visible à proprement parler mais d'occuper l'espace en général dans toutes les directions possibles, en haut, en bas, au loin, tout près, dans le présent, le passé et le futur, sur la toile et dans les âmes, dans les coeurs et dans les esprits et même dans les tripes, sur la terre et jusque sur la Lune si c'est possible. Signaler ma présence en tous lieux, tel est mon but et je ne m'en cache nullement.

Le rapport avec Farrah Fawcett ?

- Allez voir du côté de la Roumanie, vous aurez peut-être une réponse.

Dois-je en déduire que vous souhaitez déjà mettre un terme à cette interview-vérité Raphaël Zacharie de IZARRA ?

- C'est vous qui le supposez. Merci madame, vous fûtes fort agréable à regarder tout au long de cette entrevue car vous êtes une belle femme et vous n'ignorez pas ma sensibilité particulière pour les jolies choses. J'espère que l'entretien vous vaudra éloges et reconnaissance à la rédaction. Ne ratez pas votre TGV et bon retour à la capitale. Permettez que je vous baise la main avant que vous ne preniez congé.

M-J de la Briande

3 - Farrah Fawcett : sourire perçant

Farrah Fawcett, frêle et radieuse incarnation de la féminité à la face hyper sexuée d'où, paradoxalement, émanait une chasteté quasi angélique, créature magnétique à large dentition contribuant à faire de chaque sourire un pur ravissement, rêve incarné dans une chevelure luxuriante et un visage éclatant est morte en tant que mythe durablement momifié par la renommée certes, mais principalement en simple vieille peau qu'elle était devenue...

Ce parfait produit d'une Amérique superficielle, artificielle, télévisuelle n'en fut pas moins dans sa jeunesse une authentique beauté, les fautes de goût de sa toilette yankee n'occultant point les charmes innés de sa nature.

Blonde, charmeuse, séraphique, cette Eve typiquement texane fut tout aussi spécifiquement américaine dans la déchéance de sa beauté... Qu'importe ! Ses laideurs tardives ne feront jamais oublier sa gloire révolue tant il est vrai qu'elles furent plus éphémères encore.

Farrah Fawcett aura vieilli avec un masque de grande douleur, celui du cancer bien sûr mais également celui de la Beauté devenue Hideur. Née sous le souffle de Vénus, elle finit ses jours sous le signe du crabe, avec pour uniques parures la ride et le sanglot, derniers cosmétiques déposés sur son front par la Camarde...

La chute vers la tombe n'en fut que plus vertigineuse.

On a de la compassion pour cette défunte si belle sur nos écrans, si épouvantable sous la stèle.

En ce monde toute beauté est vouée à la putréfaction.

Toutefois Farrah Fawcett aura emporté l'essentiel dans la fosse : sa superbe dentition qui, comme ses ossements, pendant des siècles témoigneront crûment, mais secrètement, de son passage sur Terre.

Mais surtout, et c'est là la force et la consolation du poète qui partout ne voit que le beau, je crois que depuis sa sépulture le visage décharné de Farrah Fawcett -visage devenu crâne- définitivement dirigé vers le ciel, figé en direction de l'infini avec son superbe alignement de dents carnassières, continue de charmer l'Univers.

En adressant un sourire éternel aux étoiles.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x1gsq0q_farrah-fawcett-sourire-percant-raphael-zacharie-de-izarra_news

http://www.dailymotion.com/video/x1cpddu#user_search=1

https://www.youtube.com/watch?v=x1YgFpkOBCY

https://www.youtube.com/watch?v=YA-kijywZhY

https://www.youtube.com/watch?v=Z7Gay0sJGZA

https://www.youtube.com/watch?v=BeWk_e_f1_s

https://www.youtube.com/watch?v=4pq52tQlnk8

http://www.dailymotion.com/video/x206ho3_farrah-fawcett-cadavre-au-fond-du-tombeau-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

2 - Farrah Fawcett

Avec ses traits séraphiques au sourire carnassier typique des mâchoires carrées, sa coiffure de flamme très américaine -à la limite de la vulgarité-, sa cervelle dans la moyenne et son corps plutôt malingre, Farrah Fawcett aura séduit tout un peuple de mâles rêveurs et "testotéronés".

Il faut cependant lui reconnaître cet authentique charme, irréel, puissant, hypnotisant qui fait oublier les fautes de goût de sa toilette yankee. Du moins, du temps de sa gloire "kératinesque" car force est d'admettre que la vieillesse fait presque toujours tourner les créatures.

Rares sont les perles qui deviennent de puants mais exquis fromages avec les ans.

Farrah Fawcett en tant qu'ex-incarnation de la Beauté, ou pour être plus exact d'une certaine beauté sophistiquée d'outre Atlantique, réarrangée selon les normes états-unisienne, a vieilli comme une soupière polonaise.

N'importe ! L'esthète pardonne tout à la Beauté.

Rendons un juste hommage à celle qui fut cette chaste, blonde, vénusiaque et pieuse Aphrodite de nos écrans.

Inhumons-la avec les égards que méritent ces propagateurs de rêves, créateurs de mirages et autres faiseurs d'étoiles qui nous invitent à lever les yeux plus haut que nos brefs et mornes horizons.


Voir toujours plus loin, appréhender l'infini, sentir ce qui nous dépasse, c'est le rôle essentiel et le pouvoir divin de la Beauté. 

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x205vqu_farrah-fawcett-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

http://www.dailymotion.com/video/x2068gu_farrah-fawcett-par-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

1 - DÉCÈS DE FARRAH FAWCETT : DE LA BEAUTÉ A LA POURRITURE ?

Pathétique, poignant, cruel comme un miroir renvoyant l'image de notre propre condition : Farrah Fawcett, ex-beauté incarnée, vient de s'éteindre après des mois d'une médiatique agonie, filmée par les caméras de télévision américaines. Elle croyait encore à un miracle, priant avec ferveur pour que la vie triomphe de son cancer alors qu'elle était déjà en phase terminale.

Sur son visage, le masque de la maladie, de la vieillesse, de la hideur : notre masque potentiel.

Le plus effrayant : savoir qu'un humain peut passer de la gloire la plus complète à la misère la plus totale. Tout n'étant qu'une question de temps. Ce qui arrive aux êtres "immortels" peut nous arriver à nous aussi, simples mortels que nous sommes...

A travers son agonie nous assistions à notre propre fin.

Madame Fawcett ou l'histoire de la beauté qui devient décrépitude. Quand un destin de gloire finit dans la déchéance. Lorsque les sommets insolents de la jeunesse éclatante se concluent par le plus noir abîme... La maladie.

Avant la mort.

Mais éloignons-nous de ces vanités hollywoodiennes, ne nous arrêtons pas à la souffrance, à la tristesse, allons à l'essentiel : au lieu de la pourriture promise par la Camarde, derrière ces apparences immondes du cancer, moi je vois l'éternité.

La mort de Farrah Fawcett : fin d'une étoile ?

Oui.

Ou pour être plus exact, la lumière retournant à la lumière.